09 Septembre 2010
Written by morlino
Published on Septembre 9th, 2010 @ 00:10:18, using 268 mots
Les deux joueurs totalement déconsidérés par Domenech sont les deux héros de Bosnie-France. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer…
Voici trois déclarations, en direct de Sarajevo, après Bosnie-Herzégovine/France (0-2)
Karim Benzema : « C’est mon but le plus important en équipe de France mais je ne suis pas le sauveur. On n’a pas battu que la Bosnie… Cela fait plaisir de marquer dans les grands rendez-vous surtout que c’était un match où tout le monde attendait l’équipe de France et moi. J’ai 22 ans, j’ai encore tout à prouver et à faire pour faire une grande carrière en équipe de France. Je savais qu’il fallait que je fasse un gros match. Il fallait que je percute, que je me crée des occasions. J’étais revanchard parce qu’on ne m’a pris pour la Coupe du Monde. »
Florent Malouda: “Benzema est là pour marquer. Un attaquant ne doute pas. S’il rate une occasion, il sait qu’il en aura d’autres…”
Laurent Blanc: “Benzema a le potentiel. Dans notre groupe on n’a pas tellement de buteur et lui en a marqué 9 buts à présent. Il nous fait du bien, et sa présence fait mal aux adverses qui sont stressés par sa seule présence.”
A 0-0, Benzema a tiré un beau coup franc. Le goal était battu. Il s’en est fallu de peu…
Les deux buts des Bleus sont importants car ils ont été marqué en plein mouvement.
Le football moderne attend trop les coups de pied arrêté pour faire la différence. C’est anti-spectaculaire.
08 Septembre 2010
Written by morlino
Published on Septembre 8th, 2010 @ 16:35:48, using 330 mots
Et s’il enregistrait une nouvelle version de cette chanson avec Zahia? Tube garanti !
Savez-vous que l’ex-sélectionneur des Bleus a dans son entourage un individu “chargé de son image” ?
L’homme parade actuellement dans les médias…
Quel conseiller!
On a vu son protégé aller de catastrophe en catastrophe.
La dernière en date ?
Trois joueurs présents dans le bus ont dit que le coach viré avait balancé l’infos du clash entre Anelka et lui à L’Equipe !
Le conseiller a confié que son “client” était un homme très demandé qui recevait des propositions:
-"On ne les a pas toutes analysées, ni acceptées, mais il est très sollicité. Beaucoup de gens veulent surfer sur la vague et se faire un coup de pub. Nous cherchons ce qui est le mieux pour lui. Mais il est trop tôt pour dire ce que l’on va faire. Il y a 20-25 propositions de contrats à étudier, nous en choisirons trois. Il ne parle pas car nous sommes dans une logique de protection après la période extrêmement difficile qui vient de passer. Il ne faut pas se précipiter et il faut savoir tourner la page. Il y a des projets vraiment décalés et drôles".
Laurent Blanc a déjà plus fait pour l’équipe de France en trois matchs que l’ex sélectionneur tout le temps de son règne en circuit fermé.
Voici mes propositions, dans le sens décalés…:
-Un remake d’un Idiot à Paris
-Incarne Tartuffe ou l’Imposteur sur FR3 Lyon
-Entraîneur d’un club de Promotion de déshonneur…
-Démarcheur dans une agence matrimoniale
-Porteur de valises de Laurent Blanc
-Technicien de surface au SDF
-Représentant aux éditions du Désastre
-Boucher dans une supérette près de Gerland
-Eleveur de chats noirs
-Vendeur de balances…
Léo Ferré nous avait prévenus: “Tout se vend, même le désespoir…”
Written by morlino
Published on Septembre 8th, 2010 @ 15:58:52, using 616 mots
Au début des années 1950, Louis Nucéra a signalé aux lecteurs- juste après René Fallet- le génie de Georges Brassens. Nucéra avait le don de l’amitié. La réédition de “Mes ports d’attache” (Les Cahiers Rouges/Grasset) est une belle occasion pour relire Nucéra qui a consacré sa vie à sa femme, aux livres, au vélo, à ses amis et aux chats.
Pour les dix ans de la mort de Louis Nucéra- tué par un assassin de la route- les éditions Grasset republient Mes ports d’attache, hymne à la littérature et à l’amitié. Pourquoi avoir attendu dix ans avant cette remise en vente ? Pourquoi ne pas republier Avenue des Diables-Bleus ? Nucéra est dans le fonds Grasset. On ne le rééditera que de manière éparpillée. Il en va ainsi des écrivains qui n’ont pas construit un personnage médiatique de leur vivant. Remarquez qui lit Edern-Hallier ? Qui lit Malraux ? La littérature est confidentielle. Je parle de la bonne, pas celle formatée. Alors, je dis merci aux éditions Grasset. Il vaut mieux peu et bien que rien du tout. En quatre pages, la préface cerne bien Louis Nucéra : c’est la vie qui l’a rendu écrivain et non pas l’université. Etrangement, le nom du préfacier n’apparaît pas. Il s’agit de Jean-Marc Parisis. On lui dit bravo et merci. Il a bien lu le livre qu’il présente. Cela nous change des habituels tartiniers de service. Mes ports d’attache… Qui sont-ils ? Tous les écrivains ou artistes proches de Louis Nucéra. Il leur rend hommage car ils ont été ses béquilles. La connerie humaine est si omniprésente que Nucéra se réfugiait dans les livres et chez les écrivains qui lui manifestaient de la fraternité. En retour, il recevait une amitié étincelante. J’ai assisté à cette conversation : Pierre Drachline- écrivain, éditeur, critique- confia à Louis Nucéra qu’il se réveillait chaque nuit, à 3 heures (avant ou après, aussi). Louis le Niçois eut cette réponse : « Tu peux m’appeler si tu le souhaites… » Cette proposition fut dite sans humour, et même plutôt avec un sérieux de cardinal. N’est-ce pas la définition de l’amitié ? Dans son éloge de la solidarité, il met en évidence Kessel et Cocteau- ses deux pères spirituels- et bien sûr ses amis, Boudard, Brassens, Devos, Cioran, de Monfreid, Hardellet… Une guirlande de noms qui sont autant de décorations. Les seules qui comptent. Toutes sont frappés du poinçon de l’admiration, celle basée sur l’estime, loin des magouilles d’un intriguant qui cherche à se faire mousser. Tendre le plus souvent, Nucéra devient violent dès qu’il débusque l’imposture contemporaine. Stendhal se manifestait souvent auprès de ses amis « afin de ne pas permettre à l’herbe de pousser sur l’herbe de l’amitié ». Hélas, le chemin qui conduisait à Louis est plein de ronces, d’orties et de vipères… Reste son œuvre. Et comme Louis Nucéra n’a pas triché. Il y est présent partout. Son livre de souvenirs évoque des artistes tandis que toute son oeuvre ne cesse pas de mettre en lumière les gens simples et anonymes qui ne sont pas n’importe qui. Nucéra appartient à la grande veine populiste- dans le grand sens du terme- qui va de Henri Pourrat à Louis Guillou, en passant par Georges Navel et Thierry Metz. Des compagnons du langage, authentiques ébénistes du verbe.
-Mes ports d’attache, de Louis Nucéra, Les Cahiers Rouges/Grasset, 306 p., 9, 80 €
Written by morlino
Published on Septembre 8th, 2010 @ 10:04:50, using 335 mots
Avec un brillantissime Carlos Tevez, auteur de deux passes décisives et un but, l’Argentine s’est offert le sclap du champion du Monde et du champion d’Europe, d’une fort belle façon: 4-1, le 7 septembre, au stade Monumental de Buenos Aires.
Deux mois après avoir été laminée par l’Allemagne en Coupe du monde (4-0), l’Argentine- désormais sans Maradona sur le banc- a marqué deux buts en trois minutes, grâce à Lionel Messi (9e), cependant hors jeu sur l’action, et Gonzalo Higuain (12e), ne gachant pas le caviar servi à la louche par Tevez.
L’attaquant de Manchester City- hélas! car c’est un ex Red Devil…- a ensuite bénéficié d’une maladresse du gardien de la Roja, Pepe Reina, qui perdit ses appuis, pour frapper victorieusement (34e). Le gendre de Maradona, Sergio Agüero conclu le récital contre des Epagnols qui sauvèrent l’honneur par Fernando Llorente.
Ce match n’avait d’amical que le nom. Messi a battu ses copains de Barcelone. Cela va chambrer cette fin de semaine dans les vestiaires du Barça…
Argentine - Espagne 4 - 1 (3-0)
Monumental (Buenos Aires)
50.000 spectateurs
Buts de l’Argentine: Messi (9e), Higuaín (12e), Tévez (34e), Agüero (90e)
But de l’Espagne: Fernando Llorente (83e)
Cartons jaunes: Argentina (Milito (11e), Cambiasso (19e), Heinze (63e), Di María (76e), Mascherano (87e)
Espagne: Arbeloa (22e), Fábregas (22e)
Argentine: Sergio Romero/ Javier Zanetti, Martín Demichelis, Gabriel Milito, Gabriel Heinze/ Ever Banega, Javier Mascherano, Esteban Cambiasso/ Lionel Messi. Puis Dalessandro (89e), Gonzalo Higuaín. Puis Sergio Agüero (67e), Carlos Tevez. Puis Angel Di María (59e)
Sélectionneur: Sergio Batista.
Espagne: José Manuel Reina. Puis Víctor Valdés (46e)/ Alvaro Arbeloa, Gerald Pique, Carlos Marchena, Ignacio Monreal/ Sergio Busquets, Xavi Alonso. Puis Pedro Hernández (70e), Andrés Iniesta. Puis Santiago Cazorla (46e), Cesc Fábregas. Puis Xavi Hernández (11e)/ David Villa. Puis Fernando LLorente (46e), David Silva. Puis Jesús Navas (46r)
Sélectionneur: Vicente del Bosque