08 Juillet 2010
Written by morlino
Published on Juillet 8th, 2010 @ 23:44:08, using 488 mots
J’ai eu la chance de voir jouer Cruyff, l’une des merveilles du monde. Avec Neekens, il a revolutionné le football.
«Je suis Néerlandais mais je défends le football que pratique l’Espagne. Je veux profiter de cette finale intensément.»
Cruyff a deux amours: Les Pays-Bas et Barcelone.
Je le vois pencher plutôt du côté de l’Espagne tant la ROJA joue comme le Barça qu’il aime tant et qui porte sa signature indélébile.
Dans un entretien accordé au journal El Periodico de Catalunya, Johan Cruyff, vice champion du monde 1974, estimé que l’Espagne est «la grande favorite» pour remporter la Coupe du monde sud-africaine, face aux Pays-Bas:
-«La sélection de Del Bosque est montée en puissance et se retrouve en finale alors qu’elle est à son apogée dans le jeu. Mercredi, l’Allemagne qui nous avait séduits contre l’Argentine, a joué son football (…) un football qui aurait suffi pour battre n’importe quelle sélection mais pas l’Espagne.”
L’ancien joueur et entraîneur du FC Barcelone, premier pourvoyeur d’internationaux espagnols (sept joueurs sur la pelouse mercredi pour affronter l’Allemagne), s’est réjoui de constater que «l’Espagne, copie du Barça, est la meilleure pub pour le football». Quoiqu’il arrive, il ne sera pas malheureux quand le capitaine, de l’une ou de l’autre équipe, soulèvera le trophée de la Coupe du Monde.
On donne un peu trop facilement l’Espagne gagnante.
Si avec le recul, on dit que l’Argentine était vraiment très simple puisque l’Allemagne lui a mis quatre buts, ne peut-on pas dire que l’Allemagne était plus faible que les Pays-Bas.
On verra bien.
Les Néerlandais sont liés au Barça.
Actuellement, Philip Cocu, ex joueur du Barça est l’entraîneur adjoint de la sélection néerlandaise.
On se souvient de Rijkaar, Keoman…
Le Espagnols sont très forts pour conserver le ballon.
Faire ce qu’ils ont fait contre l’Allemagne est hallucinant.
Les Allemands n’y ont vu que du feu.
Iniesta et Xavi ont écarté le feu. Jamais ils ne vont bêtement s’embourber vers le point de penalty.
Iniesta est un caresseur de ballon qui adore longer la ligne de touche, au besoin.
Les Pays-Bas ne devront pas rester bouche bée comme les Allemands.
Ils leur faut aller se casser les dents sur la meilleure centrale du monde: Puyol et Piqué.
Robben et Sneijder ont les moyens de s’imposer s’ils jouent leur football qui est hispanisant.
On n’en sort pas.
J’image que les Néerlandais font trier hors de la surface espagnole.
Il n’y a pas de hasard: les deux finalistes produisent du jeu. Ils méritent la finale.
Imaginons que l’Espagne soit championne du monde.
Les Suisses alors se considèreront irrésistibles puisqu’ils ont battu l’Espagne 1-0 au premier tour.
La Hongrie de Puskas avaient passé 8 buts aux Allemands avant de perdre la finale 1954 contre les Allemands…
Written by morlino
Published on Juillet 8th, 2010 @ 23:21:37, using 607 mots
Le grand écrivain Francis Gag qui avait la particularité de se moquer complétement de Paris. C’est un Pagnol ignoré. Tant pis pour eux ! [Son défectueux mais c’est un document…]
Qui se souvient de Raymond Dumay (1916-1999) ? Pas grand monde.
La Table Ronde a le courage de rééditer d’un coup quatre livres du romancier et historien du bien vivre qui a écrit une trentaine de livres. Nous sommes heureux de renouer avec cette littérature du voyage entre Alexandre Vialatte et Valery Larbaud. On suit ce guide inspiré qui sait approcher les gens comme s’il vivait avec eux alors qu’il ne fait que les croiser avec sa moto Terrot, son cheval d’acier. L’homme sans l’armure des idées reçues nous fait partager sa passion de l’autre et son goût de la découverte des lieux.
Nous voyageons avec l’érudit sur les routes d’Aquitaine, de Bourgogne, du Languedoc et de Provence. A Saint-Sauveur (Yonne), le berceau de Colette, il s’étonne de ne pas trouver Sido chez le libraire du coin. Dans la village de Pernand, il fait une halte chez Jacques Copeau, grand homme de théâtre et cofondateur de la NRF. Chez l‘animateur du Vieux-Colombier est nostalgique des jeunes Jouvet et Dullin qu’il fit débuter. Raymond Dumay va toujours à l’essentiel. Il est franc et direct. Sa prose est vive et vivante. On ne s’ennuie jamais tant le conteur n’aime pas faire suer ses lecteurs avec des histoires sans intérêt. Tout ce qu’il dit fait partie du sel de la vie. « La matinée était légère et superbe. Elle s’étalait sur cette basse vallée de Dordogne dont la douceur repose le regard après le pittoresque violent de Domme. » Il ne se regarde pas écrire. Il aime la littérature qu’il sert à merveille. Jamais pédant. Toujours accessible.
Qu’il soit dans les pas de Montaigne ou dans ceux d’Apollinaire, Dumay ne rate rien ni personne. Partout où il va, il met dans le mille. Arrivé à Nice, il va voir directement Francis Gag, un Nissart pur et dur. Le grand écrivain et comédien donnait deux spectacles par soir : « dans une prairie au sommet d’une colline » et dans une école primaire. Cela situe un homme. « Sans vulgarité et sans démagogie, Francis Gag a su trouver le ton qui convient pour parler au cœur et à l’esprit du peuple. » Lucide sur sa popularité, Gag disait qu’il devait tout à la radio qui diffusait les aventures de la vieille Tante qu’il inventa. Avant de quitter la Côte d’Azur, Dumay fit un détour par Villefranche-sur-Mer pour saluer Blaise Cendrars, « torse de portefaix, visage de ruffian candide. » Il le compare à Homère racontant l’Iliade. Avec Dumay, on n’en est pas loin. Ses quatre livres tombent à pic pour l’été. Quatre tomes d’un seul homme. C’est autre chose que de lire les débiles bouquins pour la plage. Gros pavés indigestes juste bâclés pour toucher un à-valoir conséquent.
Les livres de Dumay sont fins et aériens. De la finesse à chaque page. Pourquoi les lecteurs boudent-ils ce genre d’ouvrages qui divertissent et rendent meilleur ? L’intelligence n’a jamais été à la mode. La poésie encore moins. Faut en profiter. Ce n’est pas tous les jours Dumay.
-Ma route de Bourgogne, de Raymond Dumay, La Table Ronde. Quatre volumes, avec index des noms cités, d’à peu près 260 pages, entre 15 € et 16 €.
Written by morlino
Published on Juillet 8th, 2010 @ 16:31:48, using 505 mots
Même si “Marcello” a fait un Euro de trop (2004) on retient de lui son talent sur le terrain. Dur à passer et dur sur l’homme. Que demande-t-on de plus à un défenseur ? Desailly reste dans l’Histoire avec Mattler, Jordan, Marche, Bosquier, Quittet, Trésor… Gallas ? Le verdict de la postérité ne semble pas favorable au souvenir impérissable. Grande personnalité, hors et sur le terrain, Desailly gère bien l’après carrière. Il sait très bien parlé dans les médias. Cependant, il n’est plus sur le terrain. De la génération 1998, seuls Blanc, Deschamps et Boghossian sont entraîneurs.
Gallas n’a jamais su remplacer Marcel Desailly.
Voilà une réalité que personne ne peut nier.
Et lui le premier.
Blessé, il n’a pas revenir pour le Mondial, à l’inverse de ce qu’avait dit Wenger.
Gallas ne laissera pas une grande place dans le coeur des supporters malgrè son wagon de sélections.
On retiendra de lui sa tête après la main d’Henry, et son visage fermé à double tour en Afsud.
Et le fiasco du bus.
Le reste, on a déjà tout oublié.
Ce Prix Citron a toujours eu le cigare.
On ne se décréte pas champion.
Il n’a jamais su faire oublier Desailly qui fit une grande Coupe du monde 1998, en France, il est vrai.
Pourtant, Gallas en avait la possibilité. Domenech l’alignait chaque fois.
Pour tous remerciements, le défenseur fustige l’ex sélectionneur.
Après Evra, Henry, Malouda, Abidal, Ruffier, Thuram et Gallas, c’est Marcel Desailly qui est sorti de son silence, dans les colonnes de Métro.
L’Homme pèse 116 sélections plus les titres de champion du monde 1998 et champion d’Europe 2000.
Zidane l’appelait “L’ARBRE".
Sur Domenech ?
-"Nous savions depuis le début qu’il ne serait pas à la hauteur de cette génération de joueurs.”
Sur les Bleus d’Afsud?
-"Ils ont beaucoup de talent mais ils sont très difficiles à gérer. Ils n’avaient pas vraiment l’ambition de devenir champions du monde. Ils étaient plus préoccupés par l’idée de se cacher et de ne pas se faire taper dessus par la presse.”
Sur Evra ?
-"Le président de la Fédération et le sélectionneur ont déjà payé. Et je crois qu’Evra, qui est à l’origine de la grève, devrait payer lui aussi. Le capitaine s’est trompé et il doit assumer les conséquences de ses actes. Il a décidé de ne pas s’entraîner, avant de réaliser son erreur et de s’excuser. Mais il mérite au moins une exclusion temporaire. C’est un excellent joueur, notre meilleur arrière gauche, mais il devrait être suspendu deux mois, parce qu’un capitaine est le premier à devoir montrer l’exemple. Son comportement a affecté l’image de la France à travers le monde.»
Sur Blanc?
-"Il doit bâtir la meilleure équipe possible avec les meilleurs joueurs possibles à chaque poste.”
PS: Notons qu’aucun Bleu d’Afsud n’a déclaré: “Je prends ma retraite internationale".
Written by morlino
Published on Juillet 8th, 2010 @ 14:30:08, using 384 mots
Pendant que Gallas parle dans les journaux, Puyol, lui, écrit l’Histoire. Il vient de marquer un but de la tête qui a propulsé l’Espagne en finale de la Coupe du monde. Voilà ce qui s’appelle un footballeur.
L’Espagne a la colonne vertébrale:
Casillas/ Piqué-Puyol/ Xavi-Iniesta/Villa
Puyol… Ah! Puyol…
Je l’ai toujours apprécié.
Au lieu de tendre le micro aux joueurs totalement surcotés qui ont sclérosé l’équipe de France, nous ferions bien de célébrer les vrais footballeur.
Les journaux mettent en avant ceux qui ont une belle gueule, genre Beckham et C. Ronaldo. Le premier n’est plus qu’une icône, et le second a perdu 40% de son football depuis qu’il a quitté Manchester United et Fergsuon.
Carlos Puyol fait partie des joueurs excellents dont on ne parle jamais car il joue derrière.
Dans le Puyol, ne plaît qu’aux puristes.
Ce doit être grand de jouer avec lui.
En 2009, en C1, il fut héroïque lors des matchs clés.
Au four et au moulin, telle est sa devise.
Et non pas “j’tire la tronche et je t’emmerde” la marque de fabrique des Bleus depuis 4 ans.
Carles Puyol, 32 ans, est un joueur des années 1970 égaré dans le monde de 2009. On le croirait échappé d’un album Panini du temps de l’Ajax de Cruyff. Il a du coeur, de l’intelligence, de la technique, de la grinta. Un exemple. Un régal. On va au stade voir Kaka et Messi mais l’on ne voit que Puyol.
Avec Piqué, le dur à cuire Puyol, docteur ès défense, forme la muraille d’Espagne.
C’est la ligne Maginot qui sert à quelque chose. Le mur de Berlin reconstruit au Camp Nou. Pardonnez cette salve de métaphores mais cet homme est un battant d’exception.
Carles Puyol
Naissance 13 avril 1978
à Lleida, Espagne
178cm
Arrière central, arrière droit ou gauche. Toute sa carrière à Barcelone.
Surnom(s) Tiburón, Toro, el Tarzán de La Pobla, Charlie, Puyi
PALMARES de Puyol
Ligue des Champions en 2006 et 2009
Champion d’Espagne en 2005, 2006, 2009, 2010
Supercoupe d’Espagne en 2005, 2006, 2009
Coupe d’Espagne en 2009
Coupe du Monde des Clubs 2010
Super Coupe UEFA 2009
Espagne
Médaille d’argent aux jeux Olympiques 2000
Euro 2008
Finaliste de la Coupe du monde 2010
Written by morlino
Published on Juillet 8th, 2010 @ 09:07:26, using 427 mots
Raymond Domenech a été trop gentil. Il n’avait pas la poigne d’un Alex Ferguson qui vire tous les joueurs qui font office de virus dans un ordinaire. Domenech n’avait même pas de pare feu ni gratuit ni payant. Qui peut imaginer le bus allemand avec des joueurs en révolte ? Beckenbauer arriverait en urgence. La France n’a pas de Beckenbauer.
Gallas parle pour tirer sur une ambulance. Que dis-je, un cercueil !
Il aurait dû parler au Hérisson ou à la Bougie du Sapeur ou à Picsou magazine…
Quand un joueur massacre l’unité d’un groupe, il faut le pulvériser. Ferguson a agi de la sorte avec Kanchelskis, Beckham, Stam, Keane, Ince, Van Nistelrooy… Dans le vestiaire des Bleus, il y en avait un paquet de Bleus qui avait un esprit néfaste à l’unité. Résultat la France a massacré le Mondial, en coulisses. Heureusement que je n’ai pas 10 ans car on ne peut qu’être dégoûté par des gens qui se moquent autant d’une Coupe du monde. Les fans en rêvent plus que les joueurs qui se sont moqués du public…
Attendre quatre ans un tournoi mondial et voir des gens nier complétement de cet événement est gravissime. On n’a pas envie d’aimer le football quand on a vu l’équipe de France de Domenech.
Le désigner coupable ne sert à rien.
Gallas voulait le capitanat alors que Wenger lui a retiré celui d’Arsenal.
Le choix d’Evra fut encore pire !
On nous présente maintenant les joueurs comme s’ils avaient quelque chose à dire.
On s’est fait une nouvelle fois avoir avec Evra, Henry et Abidal.
Gallas parle dans un canard de la branchitude et pas dans France Football.
Me voyez-vous me précipiter pour lire ce qu’il dit ?
Ce n’est pas du journalisme mais de la communication.
Ce canard confidentiel va peut-être battre un record.
Dire qu’il se targue de parler de la culture qui compte.
C’est le négatif de Télérama, rien de plus.
Gallas n’a pas dit un mot aux médias et à présent, il se met à causer.
Je vais pas acheter ce publi-rédactionnel. Il serait chez mon coiffeur que je ne l’ouvrirais pas.
J’aime mieux relire Molloy de Samuel Beckett.
C’est avant qu’il fallait parler. Après l’Euro 2008…
En 2010, aucun joueur n’a déclaré: je renonce à l’équipe de France.
Pas un seul.
Dans la bus, ils y ont tous renoncé.
Blanc, nommé. Ils veulent tous y rejouer.
La soupe est bonne.
Miam miam, par ici la monnaie.