02 Août 2010

Michael Schumacher n'est plus que l'ombre de lui-même

Written by morlino
Published on Août 2nd, 2010 @ 16:29:02, using 397 mots

Michael Schumacher a empêché Rubens Barrichello de le dépasser au Grand Prix de Hongrie 2010. Les deux F1 étaient proches des 300km/h… Tout le mérite revient au Brésilien qui a su éviter, avec sa Williams, le mur et la Mercedes de l’Allemand. C’est ainsi que s’écrit la légende de la F1 mais Schumacher est aussi peu “sportif” que son pitoyable homonyme Harald Schumacher qui a failli tuer Patrick Battiston lors de France-RFA 1982.

On se moque de Lance Armstrong qui a fait le Tour de France de trop, ou de Thierry Henry qui se réjouit de voir des supporters américains venir le voir avec des maillots du Barça ou d’Arsenal, mais que dire alors de Schumacher qui est totalement ridicule lors de son come back en F1 ? A côté de lui, Armstrong et Henry sont des héros à l’Antique.
Suite à sa conduite dangereuse alors que Rubens Barrichello était en train de le dépasser lors du Grand Prix de Hongrie, Michael Schumacher a écopé de dix places de pénalité sur la prochaine grille de départ. Ainsi lors du Grand Prix de Belgique (29 août 2010), le pilote allemand partira avec un sérieux handicap.
En lutte pour le point de la 10e place avec Rubens Barrichello, Michael Schumacher a serré le Brésilien contre le mur de la voie des stands. Une manoeuvre contestable qui a suscita l’ouverture d’une enquête mais qui n’a pas empêché Barrichello de dépasser Schumacher et de s’emparer de la dixième place.
Tout ça pour une dixième place…
Schumacher a la froideur d’une porte de coffre-fort.
Il me fait autant vibrer que Pauline Carton éveillait ma sensualité.
Je n’échange pas la carrière de l’Allemand contre un seul tour de piste de Senna.
Actuellement 9e au championnat du monde des conducteurs, Schmacher compte 38 points alors que Webber en a 161…
Triste spectacle.
Il est temps que Papy aille sucrer les fraises dans le Rotary club, sur le rocher monégasque.
Jamais Senna ne serait tombé aussi bas. Ni Jim Clark. Mes deux pilotes de coeur.
Morts ils sont plus vivants que Schumacher.
La dimension mystique n’est pas donnée à tout le monde.
Et il ne suffit pas de mourir pour l’avoir.
La preuve ? Maradona. Baggio. Cruyff. Di Stefano. Merckx…

11 Juillet 2010

L'Age d'or du sport espagnol, de Nadal à Xavi et Nesta

Written by morlino
Published on Juillet 11th, 2010 @ 20:06:11, using 174 mots

Xavi… Voilà un vrai joueur de football comme on les aime. Il répond toujours présent sur le terrain. Pas de cirque à l’extérieur. Ce n’est pas un fifrelin comme ces Bleus qui font grève parce qu’un des leurs a piqué sa crise de nerfs dans les vestiaires au lieu de marquer des buts. Xavi, lui, ne nous raconte pas de pipeaux pour nous endormir…

Les derniers grands résultats du sport espagnol

BASKET
Champion du Monde 2006
Champion d’Europe de basket 2009
Euroligue de Basket 2010 (Barcelone

FOOTBALL
Champion d’Europe de football 2008
Champion League 2009 (Barcelone)
Champion du monde 2010

CYCLISME. TOUR DE FRANCE

2006: Óscar Pereiro
2007: Alberto Contador
2008 Carlos Sastre
2009 Alberto Contador

TENNIS
Numéro 1 ATP Tennis: “Rafa” Nadal vainqueur de 8 tournois du GRAND CHELEM
Roland Garros 2010: Nadal
Wimbledon 2010: Nadal
Coupe Davis 2008 et 2009

FORMULE 1
Champion du monde 2005 et 2006: Fernando Alonso

MOTO GB
Jorge LORENZO domine le championnat du monde GP
Grand Prix d’Espagne 2010
Grand Prix de France 2010
Grand Prix de Grande Bretagne 2010
Grand Prix des Pays-Bas 2010
Grand Prix de Catalogne 2010

25 Mai 2010

L'amour de la moto digne de Steve McQueen

Written by morlino
Published on Mai 25th, 2010 @ 19:35:13, using 491 mots

L’inoubliable Steve McQueen dans la grande scène de moto du film La Grande Evasion (1963) de John Sturges

La moto ce n’est pas que des mecs qui se la pètent en Harley-Davidson, avec une blondasse tatouée et pleine de bière.
C’est davantage Steve McQueen qui aimait mieux rouler sans casque sur sa Triumph que de faire du cinéma.
N’aimant pas qu’on reduise sa passion à la chanson de Piaf L’homme à la moto ou à celle de Gainsbourg chantée par B.B., Paul Ardenne s’éloigne aussi du cliché, moto = jument motorisée.
Son essai poétique sur la moto est à conseiller aux pilotes les plus imprudents… s’ils sont encore en vie car qui a connu la dure chute sur le macadam ne veut plus y regoûter.
Quelque soit la vitesse, cela fait très mal et l’on conserve longtemps l’impact du choc: le psychique reliant le physique.
Paul Ardenne aime tant la moto qu’il a hâte de se coucher pour être déjà le lendemain, pressé “d’accomplir la solitude” que lui procure la conduite. Il adore s’arracher aux communs automobilistes qui voit la liberté passer si près d’eux. La liberté sur deux roues…
Ce qui maintient en vie Paul Ardenne c’est la conscience qu’il a de pouvoir se tuer dès qu’il monte sur son engin.
Il n’a pourtant rien d’un suicidaire.
En 17 chapitres rondement menés, Paul Ardenne, rend hommage et recadre ceux qui sont tentés de faire le malin avec des motos qu’ils ne maîtrissent pas.
Tous les motards doivent lire ce livre: ce n’est pas tous les jours qu’on trouve pareille fête du langage sur ce sujet souvent évoqué mais d’une manière pas aussi sensorielle que cette fois.
Ceux qui considèrent les motards à l’égal de lourding n’aimant que la bière et les femmes tatouées feraient bien aussi de se procurer cette fine étude sur l’amour dévorant de la moto.
Paul Ardenne tient aussi bien la plume que le guidon.
Son analyse est toujours pertinente.
Il sait toucher le lecteur, aime l’esprit.
Il n’est pas exempt non plus de culture.
On accepte de voyager avec lui.
Les éditions Flammarion ont très bien fait de mettre en lumière ce texte. La prose digne d’intérêt sur la moto est rarissime. On n’a droit qu’à des apologies machistes. Ici nous sommes dans le doute, le mystère, l’intelligence, la sensibilité, la fraternité.
En moto, on a l’habitude de saluer celui qui vient en face.
Les motards sont des êtres d’une grande finesse.
Sans finesse, on se tue au premier virage.
Avez-vous vu déjà des motards s’insulter?
Et des automobilistes se faire coucou de la main?
Merci à Paul Ardenne. C’est un chevalier sans armure.

PS: Parmi ses motos fétiches:
1/BMW K12OOS
2/ 1000 Laverda
3/ 1000 Ariel Square
Question gros cubes, il s’y connait.

-Moto, notre amour, Paul Ardenne, Flammarion, 236 p., 17 €

15 Mai 2010

Lorenzo Bandini, un dernier tour au GP de Monaco 1967 et puis plus rien...

Written by morlino
Published on Mai 15th, 2010 @ 00:46:04, using 212 mots

En 2010, à la sortie du tunnel, les pilotes roulent à 280 km/h !
Pour éviter le trou noir face au soleil retrouvé, des aménagements électiques ont été installés.
En 1967, le trou noir n’était évitable…
Lorenzo Bandini (1935) est mort en 1967 des suites de son accident lors du GP de Monaco. Le 8 mai lors du quatre-vingt-deuxième tour du GP de Monaco, alors qu’il était second, lancé à la poursuite de la Brabham de Denny Hulme, il perdit le contrôle de sa Ferrari qui se retourna et s’embrasa immédiatement en heurtant par l’arrière des bottes de paille à la sortie de la chicane du port, au bout du tunnel. Ayant pris une courbe trop large, sa Ferrari se retourna aussitôt sur son pilote. Tandis que les pompiers s’efforçaient de maitriser les flammmes, les spectateurs réussisent à sortir Bandini de sa voiture. Evacué par bateau, il respirait faiblement et fut opéré 4 heure et demie durant, mais brûlé au 3e degré il succomba des suites de terribles brûlures, deux jours plus tard, alors qu’il était en soins intensifs à l’hôpital Princesse Grace de Monaco. Je n’avais jamais vu quelqu’un tourner sur un circuit et puis tout à coup disparaître en fumée…
Bandini est mort à 32 ans.

Le blog de Bernard Morlino


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