"La star, c’est l’équipe"
SYLVAIN SANCHEZ Le stoppeur de l’ES Baous évoque les bonnes performances d’une équipe qui, bien qu’interdite de montée, dégage une convivialité qui donne envie…
Jeudi 4 Mars
Sylvain, pour l’équipe fanion des Baous, la saison se déroule relativement bien…
Ne serait-ce que l’ambiance, elle est parfaite. Et d’ailleurs, on mise beaucoup sur cela sachant qu’on n’a pas d’argent. On prend du plaisir entre potes, simplement. Alors quand on reste sur 3 victoires d’affilée, imaginez l’ambiance…
Ton avis sur la dernière victoire en date, dimanche contre le Suquet par 4 buts à 1 ?
Le terrain était très difficile, presque injouable. Mais on a fait un match solide, un peu comme le dimanche précédent face à Beausoleil (victoire à domicile, 2-1). On s’est battus, comme on doit le faire quand on veut des points… Le Suquet ? J’ai peur que ça ne devienne difficile pour eux…
Et ce dimanche, vous disputez l’une de vos deux rencontres de retard contre Valbonne…
Probablement un gros match entre deux équipes bien classées. D’après ce que j’ai entendu, Valbonne est une équipe solide. Mais je ne la connais pas plus que ça, sachant qu’elle est à peine promue. A ce qu’il parait, ils ont également un bon coach (Fred Chauvel)…
"En PHB, le physique prime"
A 29 ans, toi qui as connu la PHA avec le Cros ou Saint-Laurent, que penses-tu du niveau PHB cette année ?
Dans ce championnat, le physique prime. Il y a beaucoup de duels, de contestations… Et très peu d’équipes pensent d’abord à jouer au foot. D’ailleurs, celles qui se retrouvent en haut du tableau, c’est celles qui savent jouer physique mais aussi développer du jeu. Ça peut être un peu gênant mais il faut s’adapter. Il faut être prêt. Sinon, je pense que le classement actuel reflète assez bien la valeur des équipes. La Bocca est offensivement forte, Villeneuve solide, Mougins costaud avec un bon coach (Sébastien Roques). Il y a aussi Beaulieu mais c’est une équipe difficile à juger sachant qu’elle n’est jamais composée des mêmes joueurs. Un peu l’énigme…
Si votre classement est plus que positif, quoiqu’il arrive, les Baous ne monteront pas en fin de saison…
En raison de notre insuffisant nombre d’arbitres l’an passé, l’équipe première a été privée de mutés et de montée. Des joueurs ont signé chez nous cet été et ont appris à deux jours du début du championnat qu’ils ne pouvaient pas évoluer avec l’équipe une. Nous, de notre point de vue de joueurs, nous trouvons que ce n’est pas normal. Nous avons subi une double-peine alors que le club s’est depuis mis en règle (5 arbitres sont aujourd’hui licenciés aux Baous). L’effectif est du coup un peu juste mais de cette décision administrative découle une motivation encore plus grande. C’est aussi pour ces mutés qui ne peuvent pas jouer avec nous que nous voulons terminer parmi les trois premiers.
Peux-tu nous parler de ton groupe ?
En fait, il est vraiment composé de tout : des très jeunes, des plus vieux, des étudiants, des gens du village, des gars de Nice… Un mélange qui s’entend pourtant très bien, qui passe son temps à se chambrer, à se faire des blagues. Le coach est souvent obligé de venir nous chercher dans le vestiaire pour commencer l’entrainement ! En fait, chez nous, il n’y a ni brebis galeuse, ni vedette. La star, c’est l’équipe.
Eric Bourges a cette saison remplacé Emile Tostivint à la présidence du club…
C’est un changement dans la continuité sachant qu’il était déjà chez nous. C’est quelqu’un de dynamique, qui a l’esprit club et qui tient à développer les Baous. Sa présence est une très bonne chose.
"Rebbouh et Tolo devant, ça fait du bien…"
Quel genre d’entraineur fait Eric Navarro ?
L’an passé, il évoluait en tandem avec Olivier Guilhemotonia qui est cette année en charge de l’équipe réserve. Eric, il a à peu près notre âge. Il connait nos défauts, nos qualités. Les moments où il faut être sérieux, ceux où on peut se relâcher. Et nous, nous savons faire la différence entre le côté entraineur quand nous jouons et celui pote, en dehors.
Un mot sur votre meilleur buteur, Johann Rebbouh (8 réalisations) ?
Tout le monde l’appelle "Sbooby". On sait qu’il n’aime pas et c’est pour ça qu’on continue (rires). Il est puissant, il aime les duels et avoir les ballons dans les pieds. Son seul défaut : il peut nous mettre des buts de fou mais louper l’immanquable. Mais vraiment, lui et Tolo devant, ça fait du bien…
Votre meneur de jeu Grégory Bono est co-leader du classement des étoiles (7)…
Lui, on l’appelle le magicien. Un joueur largement au-dessus du lot techniquement mais qui a zéro mental (rires). C’est vrai ! Il peut péter un câble en plein match… Mais il reste très bon sur les coups de pied arrêtés et c’est aussi un bon chambreur…
Pour ta deuxième année au club, tu occupes par ailleurs le poste d’entraineur général des 13 à 18 ans…
Ça se passe très bien. Nos équipes se trouvent en haut du tableau dans les différentes catégories. Ce n’est pas facile car dans notre bassin, le recrutement est limité. Mais on fait le maximum. Deux 18 ans évoluent avec la PHB de temps en temps, c’est également encourageant.
Ton mot de la fin ?
Au sujet de Loïc Treber, qui joue avec nous depuis l’an dernier. Le problème, c’est qu’il est garde forestier à la Valmasque et qu’il n’a que peu de temps pour venir aux matchs. Alors je voudrais adresser un petit message à ceux qui l’auraient dernièrement aperçu. S’ils pouvaient nous prévenir, ce serait bien (rires). Enfin, si notre camarade Yohan "Bébert Pancho" Suau (champion de France de judo et joueur de l’ESBF) pouvait penser à décrocher sa caravane, ce serait sympa !
Y.F.
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