"Amener ce groupe le plus haut possible"
MARINA D ANDRE L’équipe féminine à sept du FC Villefranchois est encore en course pour un doublé coupe-championnat. Gros plan sur une femme passionnée de football.
Jeudi 25 Mars 2010
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Très rapidement alors ! Je m’appelle Marina D’André, j’ai 37 ans et je suis une passionnée de football.
Es-tu toujours joueuse ?
Normalement, non. Mais parfois, lorsqu’il y a de nombreuses absences, je rechausse les crampons.
Depuis combien de temps diriges-tu cette équipe féminine à sept ?
J’ai la chance d’être à la tête de cette équipe depuis trois saisons déjà.
Pourquoi le club ne dispose pas d’une équipe à onze ?
Tout simplement parce que nous rencontrons des difficultés pour avoir davantage de joueuses. Si l’effectif le permettait, nous aurions effectivement une formation engagée dans le championnat féminin senior à onze. D’ailleurs, ces deux compétitions ne sont pas incompatibles. Pour un club, c’est bien de disposer de deux équipes.
Existe-t-il de grosses différences entre ces deux championnats ?
Oui. Par exemple, sur le plan tactique, les différences sont importantes. C’est également le cas sur l’aspect du physique.
Quelles sont les caractéristiques principales de ton effectif ?
Il s’agit d’un groupe solidaire. Les filles sont combatives et éprouvent une envie commune de relever le défi.
"L’amalgame se réalise bien"
Comment gérer les différences d’âges importantes entre tes joueuses ?
Cela peut paraître surprenant, mais dans mon effectif, j’ai effectivement des joueuses avec de grandes différences d’âges. À tel point que certaines pourraient être les mamans d’autres. Mais la magie du sport fait que personne ne fait cas de cette situation. L’amalgame se réalise bien.
Après dix journées de championnat, vous ne comptez qu’une seule défaite. Comment expliquer une telle régularité ?
Elle est liée au fait que mes filles font preuve d’une grande volonté et d’une grande rigueur personnelle. Ces deux qualités sont transmises à toute l’équipe. Je pense aussi que nos performances sont dues à la présence assidue aux entraînements et à notre sérieux.
Il semble que le titre se disputera entre vous et la formation de l’USONAC…
Exactement. D’ailleurs, nous jouons le match au sommet ce dimanche à Nice contre la formation de l’USONAC. Le vainqueur fera un pas important vers le titre. Maintenant, je souhaite que le meilleur l’emporte.
Votre poule B ne compte que huit équipes. Regrettes-tu cette situation ?
Non, pas particulièrement. De toute manière, nous n’y pouvons rien. Peut-être que l’une des solutions est de regrouper les deux poules.
Vous allez jouer, le 11 avril prochain, la demi-finale de la Coupe Côte d’Azur. Cette saison semble donc exceptionnelle pour ton équipe…
Nous sommes en train de récolter les fruits de notre travail. J’espère amener ce groupe le plus haut possible.
Pour cette fameuse demi-finale, qui est le favori ? L’US Cagnes ou le FCV ?
C’est difficile à dire. Finalement, j’aimerais bien l’être…
"Pour moi la mixité s’impose"
On reproche parfois au football de rester un milieu misogyne. Quel est ton avis sur ce sujet ?
Je considère le football comme un sport. À partir de là, pour moi, la mixité s’impose.
Pourquoi le football féminin n’est-il pas médiatisé davantage ?
Peut-être parce qu’il n’y a pas assez de pratiquantes et que les médias n’y trouvent pas leur intérêt. Il est possible aussi que le football masculin monopolise toute l’attention.
Est-il envisageable pour toi de diriger, un jour, une équipe masculine ?
Non, ce n’est pas prévu dans mes perspectives.
Que peut-on te souhaiter pour cette fin de saison ?
De réaliser un doublé coupe-championnat historique.
L.R.
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